Equisyndic vous accompagne dans vos démarches

Changer de syndic peut sembler complexe, mais constitue une véritable opportunité d’améliorer concrètement et durablement la gestion de votre copropriété. Equisyndic vous guide à travers les étapes clés d’une démarche au formalisme précis

Nos conseils

Identifier la date d'assemblée générale

Le changement de syndic s’effectue lors de l’assemblée générale annuelle. Il est donc essentiel d’en identifier la date.
Celle-ci est généralement fixée en concertation avec le conseil syndical et portée à la connaissance des copropriétaires en amont, par voie d'affichage. À défaut d’information, il est recommandé de se référer à la date de la dernière assemblée générale, la suivante se tenant en principe à la même période.

Informer les autres copropriétaires

Pour changer de syndic, il est recommandé d’identifier en amont les motifs légitimes de cette initiative et d’en informer les copropriétaires. En effet, la réussite du projet repose sur l’adhésion d’une majorité d’entre eux.
Cette démarche est le plus souvent portée par le conseil syndical. Toutefois, tout copropriétaire peut demander l’inscription à l’ordre du jour de la question du changement de syndic. Dans ce cas, il est vivement conseillé d’échanger préalablement avec le conseil syndical afin de favoriser un vote favorable en assemblée générale.

Obtenir des propositions

L’étape clé consiste à obtenir des propositions de contrats de syndic. Pour cela, il faut réunir certains documents indispensables :
- Le règlement de copropriété pour connaître les spécificités de votre copropriété
- La dernière convocation d’assemblée générale, plus précisément les comptes, afin d'analyser la situation financière de la copropriété
- Le dernier procès-verbal pour connaitre les dernières décisions de la copropriété. 

Ces documents sont généralement accessibles à tout copropriétaire via l’extranet.
Le conseil syndical, ou à défaut un copropriétaire, peut alors solliciter plusieurs professionnels, échanger avec eux et sélectionner les offres les plus pertinentes. Il est également essentiel de s’assurer de la disponibilité d’un interlocuteur capable de répondre aux questions des copropriétaires.

Adresser un courrier au syndic en place

L’étape suivante consiste à rédiger un courrier à destination du syndic en place. Ce courrier doit demander l’inscription à l’ordre du jour de la question du changement de syndic et respecter un formalisme précis.
Il doit être adressé par lettre recommandée avec accusé de réception, suffisamment en amont de la date de l’assemblée générale. Il est généralement recommandé d’envoyer cette demande au moins 45 jours à l’avance, idéalement entre un et deux mois avant la tenue de l’assemblée. 

Election du nouveau syndic

À la réception de la convocation, il convient de vérifier que la question du changement de syndic a bien été inscrite à l’ordre du jour, puis d’informer le ou les syndics pressentis de la date de l’assemblée générale.
Le ou les porteurs du projet assurent ensuite les échanges avec les copropriétaires et les professionnels afin de préparer le vote. À l’issue de la décision prise en assemblée générale, le syndic nouvellement nommé doit être informé dans les 24 heures. Celui-ci prend alors le relais auprès de l’ancien syndic afin d’organiser le transfert des documents et des données.

Questions fréquentes

Que faire lorsque le syndic ne convoque pas d'assemblée générale ?

En l’absence de convocation d’une assemblée générale par le syndic, il est recommandé au président du conseil syndical de lui adresser une mise en demeure de procéder à cette convocation, en précisant les questions dont l’inscription à l’ordre du jour est demandée.
À défaut de président, cette demande peut être formulée par le conseil syndical ou par un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix de l’ensemble des copropriétaires (article 8 du décret du 17 mars 1967).
Si la copropriété ne dispose pas de conseil syndical, ou si son président n’engage aucune démarche, tout copropriétaire peut alors solliciter en justice la désignation d’un mandataire chargé de convoquer l’assemblée générale.

Que faire lorsqu'il n'y a pas de syndic ?

Dans toutes situations où la copropriété se retrouve dépourvue de syndic, tout copropriétaire peut convoquer une assemblée générale afin de procéder à sa désignation.
À défaut d’initiative en ce sens, le président du tribunal judiciaire peut, à la demande de tout intéressé, désigner un administrateur provisoire chargé notamment de convoquer l’assemblée générale en vue de nommer un syndic.

Quels éléments convient-il de vérifier attentivement dans un contrat de syndic ?

Les contrats de syndic sont encadrés par un modèle réglementaire, ce qui en facilite la comparaison. Le forfait annuel couvre l’ensemble des prestations de gestion courante, définies par la réglementation et communes à l’ensemble de la profession.
Les prestations particulières, quant à elles, donnent lieu à des honoraires complémentaires et doivent être détaillées conformément au cadre fixé par le décret.

Les syndics pressentis doivent-ils être présents en assemblée générale ?

L’ordonnance du 30 octobre 2019 encadre désormais la fin du mandat du syndic, en garantissant un délai minimum d’un jour franc après l’assemblée générale. Dans ce contexte, les syndics pressentis se déplacent plus rarement en assemblée, rendant les échanges en amont indispensables pour sécuriser la décision des copropriétaires.

Un syndic professionnel est-il impératif pour les petites copropriétés ?

De nouvelles alternatives émergent pour les petites copropriétés, souvent pénalisées par le coût des syndics professionnels et leurs forfaits minimums. Pour autant, la gestion d’un immeuble reste une mission exigeante, nécessitant rigueur et maîtrise des obligations réglementaires, dans un contexte où la rénovation énergétique devient un enjeu incontournable. L’économie réalisée en se passant d’un syndic professionnel n’exonère toutefois pas le syndicat des copropriétaires de ses responsabilités, qui demeurent pleinement engagées.

Que faire si la demande de changement de syndic ne figure pas à l'ordre du jour ?

S’il est établi que la demande a été adressée suffisamment en amont de l’envoi de la convocation, l’absence d’inscription de la question du changement de syndic à l’ordre du jour par le syndic en place est susceptible d’entraîner la nullité de l’assemblée générale. C’est notamment pour cette raison que cette demande doit être notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception.

L’action en nullité peut être engagée devant le tribunal par le copropriétaire à l’origine de la demande.

Quels sont les impacts pour notre copropriété de changer de syndic ?

Dans la majorité des cas, le changement de syndic n’a pas d’impact négatif pour une copropriété. Le nouveau gestionnaire prend généralement contact avec son prédécesseur dès le lendemain de l’assemblée générale afin d’organiser la passation.
La réglementation prévoit des délais encadrant la transmission des documents : 15 jours pour les premiers éléments comptables, 1 mois pour les archives de la copropriété puis 2 mois pour la cloture comptable. 
En pratique, le nouveau syndic ne peut être pleinement opérationnel qu’après réception et intégration de l’ensemble de ces éléments, soit dans un délai pouvant aller jusqu’à trois mois.

Comment le nouveau syndic constitue-t-il l'historique de la copropriété ?

  • Le nouveau syndic est chargé de récupérer l’ensemble des informations et documents relatifs à la copropriété détenus par son prédécesseur, puis procède à une analyse complète des dossiers et à une reprise comptable. Avec l’appui du conseil syndical si nécessaire, il reconstitue rapidement l’historique afin d’assurer une continuité de gestion fluide et sécurisée.
    En pratique, le cadre réglementaire encadrant la transmission des documents permet de limiter fortement les risques de perte d’information lors d’un changement de syndic.